Depuis 1972

Trois générations, un même fournil

Le grand-père a acheté la boutique de la rue des Tilleuls en 1972. Le four à sole est le même. Il a été remaçonné deux fois, jamais remplacé.

Ce qu’on n’a pas changé

Le levain part d’un chef entretenu depuis quarante-neuf ans. On le rafraîchit deux fois par jour, matin et soir, comme le faisait Henri. C’est lui qui donne à nos pains ce goût légèrement acidulé qu’on ne retrouve pas ailleurs.

Les pâtes reposent au minimum dix-huit heures. C’est long, ça occupe de la place, et ça complique les journées — mais c’est là que le pain prend son goût et sa conservation.

Ce qu’on a changé

Nous avons arrêté d’acheter nos farines en centrale en 2015 pour travailler avec le Moulin de Sarrazin, à vingt-deux kilomètres. Les blés sont cultivés dans un rayon de quarante kilomètres autour du moulin.

Depuis 2021, les invendus du soir partent au refuge du quartier plutôt qu’à la poubelle. Environ quinze kilos par semaine.

L’équipe du fournil

Nous sommes six, dont deux apprentis. On commence à 3 h du matin.

Portrait de Julien Martin, artisan boulanger
Julien MartinArtisan boulanger, troisième génération
Portrait de Camille Roux, tourière
Camille RouxTourière, viennoiseries et feuilletages
Portrait de Samir Benali, boulanger
Samir BenaliBoulanger, responsable du levain

Le fournil se visite

Un samedi par mois, nous ouvrons le fournil aux curieux et aux écoles. On y explique le levain, le façonnage et la cuisson — et on repart avec son pain.

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